EDS se retrouve autour de LA FEMME DE DIEU !

Le mardi 20 mai dernier, M. Mamadou N’Faly Kanté, le Coordonnateur des activités de l’asso a fait appel à tous les membres encore présents à Bamako pour une réunion qui va relancer les activités.

Il faut dire que la parution du roman LA FEMME DE DIEU de MINGA, le président de l’association a servir de booster. Il fut question de préparer une série d’activités à organiser dans le cadre de la présentation officielle du livre.

La couverture du livre a été conçue par Ahouansou Oman.
La couverture du livre a été conçue par Ahouansou Oman.

Un mot pour Malick

 

Malick photo

Malick, Maître de la Lumière,
As-tu vraiment éteint le flash ?
Lion d’Or de Venise,
Imagines-tu le désarroi des cœurs
Consternés par ton dépôt de l’appareil photo ?
Kyrielle de mots ininterrompus insuffisants pour te rendre hommage !

Sidibé, tu étais joie, sourire et beauté,
Illuminée était ton œuvre fruit de ton cœur généreux,
Denses étaient tes paroles imprégnées de sagesse,
Immensément grand, mais si humble tu étais.
Belle fut ton œuvre laissée à la postérité, ô digne pular !
Éternel tu resteras, parce que les grands hommes ne meurent jamais !

MINGA

Allah’ou’akbar !

Allah’ou’akbar !
Ecoeuré, désappointé,
J’ai envie de comprendre,
De comprendre le sens de ces lettres, de ces mots !
Assommé, déboussolé,
Je veux savoir si ce sont ces chiens enragés qui mordent et tuent
A tout bout de champ,
En criant »Allah’ou’akbar »
Qui ont créé Dieu,
Ou si c’est bien Dieu qui a créé ces vermines dévastatrices !
Allah’ou’akbar
Troublé, décontenancé,
Je veux vraiment savoir,
Savoir si ces lettres, ces mots annoncent la mort de Dieu !
Embrouillé, désillusionné,
Je veux comprendre pourquoi ces énergumènes accomplissent leurs forfaits
Contre la vie et la liberté
En criant »Allah’ou’akbar », Dieu est grand
Comme si la grandeur de Dieu s’exprimait par le crime !
Allah’ou’akbar !
Et pourtant, Il est grand, Dieu
Mais le coeur perverti de l’homme,
Etouffé par ses propres contradictions
Ne peut plus secréter que la haine de l’autre
Comme si la mort de l’autre lui donnait plus de vie !
Allah’ou’akbar !
Et pourtant, Il est grand, Dieu !
Et Il finira par confondre ces âmes légères et lâches
Qui portent Son nom sacré en bandoulière,
Pour cacher leur inhumanité et leur bêtise,
Pour donner à leurs terreurs une illusion de légitimité.
Mais tous payeront, tous mourront, tous brûleront,
Au nom de Dieu et à cause de Satan leur guide !
Allah’ou’akbar ! Allah’ou’akbar !! Allah’ou’akbar !!!
Mais pour de vrai.

MINGA

 

 

Café littéraire au lycée Kodonso

De très beaux moments de partage au Lycée Kodonso ce lundi 22 février ! Le Café littéraire autour de « La Femme de Dieu » a été enrichissant. Même si le titre continue d’animer les passions fanatiques d’exégètes islamistes. L’important pour moi était de faire comprendre ma démarche et mon message… Pour le reste, je pense qu’un écrivain ne peut pas être le gardien de l’interprétation de son livre.

A ce sujet voici un article du Journal « Le Challenger » du jeudi 26 février 2016.

Café littéraire autour ‘’La Femme de Dieu’’ de Minga S. Siddick

Un voyage dans l’imaginaire de l’auteur avec les élèves de Kodonso

Dans le cadre des activités de la rentrée littéraire 2016, le journaliste-écrivain, Minga S. Siddick, a animé, le 22 février 2016 au Lycée Kodonso, un café littéraire autour de son nouveau roman intitulé ‘’La Femme de Dieu’’, paru en 2015 aux Editions ‘’La Sahélienne’’. C’était en présence de nombreux élèves et sous la mobilisation totale de l’administration dudit établissement.

C’est sous des tonnerres d’applaudissements d’élèves très motivés et d’une administration très engagée pour la cause du livre que Minga S. Siddick a tenu ce café littéraire. Après les mots de bienvenue du Directeur des Etudes, Mahamadou Sissoko, Bouréima Kéba, chargé de cours et modérateur de la cérémonie, a invité les élèves à être attentifs à l’exposé de l’auteur. Soulignant que la compréhension du roman demande beaucoup de concentration. Avant la prise de parole par l’auteur, M. Oumar Koné, chargé de cours et chef du Comité Français du Lycée, a tenu à partager avec les élèves le grand intérêt que ce livre a suscité en lui : « Quand j’ai fini de lire la première page, tout de suite j’ai réalisé que la page suivante serai encore plus intéressante que la première. Chaque page m’a tenu en haleine, m’invitant à aller plus loin. Ainsi, au moment où j’ai fini de lire le dernier mot du livre, j’ai regardé ma montre : il était déjà 2 heures 45 minutes du matin. C’est pour vous dire à quel point ce livre est intéressant. Donc, je vous invite tous à être attentifs pour voyager avec l’auteur dans un monde qu’il a créé et avec des personnages qu’il a aussi créés lui-même ».

En prenant la parole, Minga S. Siddick a d’abord rappelé aux élèves qu’un café littéraire est un échange direct entre un public et un écrivain. Après avoir affirmé que le titre du livre ‘’La Femme de Dieu’’ a soulevé plusieurs polémiques et contestations, notamment dans le milieu religieux, l’auteur a souligné que ce titre n’est qu’une métaphore doublée d’une antiphrase. « En effet, a-t-il expliqué, si homme de Dieu signifie un homme qui consacre sa vie à Dieu, on peut appeler femme de Dieu, une femme au service de Dieu. Mais Maïkan qui porte ce nom de ‘’femme de Dieu’’ n’a, en réalité, aucune vertu d’une femme pieuse. » Et l’auteur d’expliquer que le choix de ce titre se justifie par le fait qu’il considère que « l’écrivain, comme tout artiste, a parfois besoin de procéder par électrochoc pour tirer les esprits vers le haut ». L’auteur balaie ainsi du revers de la main les accusations de blasphème ou de provocation.

Selon l’auteur son roman ‘’La Femme de Dieu’’, est une œuvre polyphonique dans laquelle on peut retrouver en plus d’une histoire d’amour, un roman d’aventure, des séquences de vies proches de nouvelles, de longs dialogues qui nous plongent dans l’ambiance d’une pièce de théâtre, des réflexions philosophiques qui font penser à un essai, etc. L’une des caractéristiques essentielles du livre de Minga S. Siddick est son écriture originale par séquences datées qui éloigne des romans avec chapitres et titres. Une écriture qui maintient l’esprit en éveil du début à la fin de la lecture.

« Ecrire, c’est dessiner son rêve et le partager »

De façon générale, les préoccupations des élèves ont porté sur les sources d’inspiration de l’auteur, les messages qu’il véhicule à travers le livre, le choix du titre et les personnages clés de l’ouvrage. En réponse, Minga S. Siddick a précisé qu’écrire, c’est d’abord construire et aider les autres à se construire. En soulignant que le déclic de l’inspiration qui a abouti à ‘’La Femme de Dieu’’ est parti des confidences d’une femme à l’issue d’une émission radiophonique qu’il animait au Bénin, l’auteur a laissé entendre que son roman est donc basé sur des faits vécus et entendus, mais très romancés. Et d’expliquer que c’est souvent dans la souffrance ambiante et dans les difficultés du quotidien qu’il éprouve le plus le besoin de se guérir en écrivant pour se désenvoûter et imaginer un autre monde. Et il dit avec les belles métaphores dont lui seul a le secret : « Avant d’être un acte jubilatoire et jouissif, écrire est d’abord un acte curatif personnel, un acte d’auto-désenvoûtement qui abouti à un rêve. Voilà pourquoi pour moi, écrire, c’est dessiner son rêve et le partager. »

Abordant les questions relatives à l’aspect politique de son roman, l’auteur a dit qu’ « écrire c’est aussi témoigner » et qu’aucun romancier ne devait rester insensible à la marche chaotique du monde. D’où sa diatribe contre les présidents qui changent les lois fondamentales de leurs pays pour s’éterniser au pouvoir.

Selon l’auteur, les principaux messages du roman sont, entre autres, l’ouverture à l’autre et la recherche de la connaissance. « Je ne crois pas du tout au hasard et c’est ce que j’essaie de démontrer dans ce livre. Je pense que tout ce qui nous arrive, c’est soit le début, soit le déroulement ou l’aboutissement de quelque chose », a-t-il déclaré.

Cette rencontre s’est déroulée dans la plus grande convivialité entre l’écrivain et ses hôtes. Dans ses mots de remerciement, Oumar Koné a tout simplement laisser entendre : « vraiment les élèves, applaudissez fortement M. Minga S. Siddick, car il n’est pas donné à tous les lycées de recevoir un éminent écrivain comme Minga ». En retour, l’auteur de ‘’La Femme de Dieu’’ a salué l’administration et tous les élèves pour l’accueil amical qui lui a été réservé.

Ousmane Ballo

Feu de paille

Malheureusement sur le Net, précisément sur les réseaux sociaux, les amitiés sont fragiles, imprévisibles, insaisissables et durent souvent le temps d’un feu de paille. Au moment même où l’on commence à s’habituer à un être que l’on imagine exceptionnel, à cause de sa sympathie, de sa sagesse, ou tout simplement de la profondeur des conversations avec lui, au moment où l’on pense avoir trouvé une oreille attentive, un(e) confident(e), un(e) complice, il arrive qu’il  disparaisse comme par enchantement, nous abandonnant sans adresse, nous laissant seul(e), avec la désagréable impression d’un doux rêve brusquement interrompu…
Mais faut-il s’en plaindre ? N’est-ce pas la nature même de ces rencontres improbables ? Il faut se faire à l’idée que sur les réseaux sociaux, il n’y a pas de « demain ». Chaque conversation doit être faite comme si elle était la dernière. Alors, on s’attachera moins aux mirages de la toile qui peuvent nous assujettir et nous rendre dépendant(e) de chimères !

MINGA

La douleur

« Le mérite de la douleur, c’est de forger notre caractère et de faire de notre esprit une cuirasse contre la rage sauvage des vents contraires. Notre mérite, c’est de tirer de chaque expérience de douleur une leçon de vie qui fasse de nous des êtres chaque jour meilleurs. »

MINGA S. Siddick

Meilleurs Vœux pour 2016 !!!

2015 est en train de disparaître pour ne nous laisser que des souvenirs. Bons ou mauvais. 2016 pointe le nez ! C’est un autre rendez-vous avec une autre année. Une nouvelle année. Ce nouveau rendez-vous avec l’année 2016 sous le règne du chiffre 9 qui a une grande portée spirituelle et humaniste, je ne peux que le souhaiter heureux et plein de vie pour les uns et les autres.

Mes vœux pour mes parents, mes amis, les amis de mes amis et les amis des amis de mes amis, resteront les mêmes vœux que nous avons toujours formés pour nos proches et même pour nos lointaines connaissances.

Les mêmes vœux de bonne santé dans un monde où chaque jour semble avoir son lot de nouvelles maladies mortelles ou invalidantes ; les mêmes vœux de succès dans un environnement parfois trop hostile où veillent les méchants pour ne pas rater une occasion de nous mettre les bâtons dans les roues ; les mêmes vœux de courage et d’espoir dans un univers de paradoxes où on a souvent l’impression que ce sont ceux qui ont envie de réussir qui échouent, ceux qui ont envie de vivre qui meurent ; les mêmes vœux de longévité dans un contexte de peur généralisée où un certain amour d’un certain dieu fait désormais plus de morts que les accidents de la route, les guerres et les maladies ; les mêmes vœux de paix du cœur parce qu’il n’y a que elle et par la transcendance de toutes les douleurs qui émaillent le corps de la terre que nous pouvons malgré tout entendre la Voix de Dieu en nous nous rappeler à notre devoir d’aimer l’Autre dans sa différence ; les mêmes vœux de joie de vivre parce que, tout compte fait, il existe des jardins de roses avec leur parfum envoûtant et des rossignols qui y chantent de leurs voix envoûtantes des symphonies lyriques pour nous rappeler que, au-delà des douleurs, des souffrances, au-delà de la détresse que déchaîne l’ivresse des barbares, il y a un océan de Beauté et d’Amour dans lequel nous devons plonger pour jouir de la Vie, pour donner envie aux prisonniers de la haine de se joindre à nous pour célébrer le seul vrai Dieu, Celui de l’Amour et de l’Unité.

A ces vœux traditionnels que les réalités de notre triste quotidien rendent banals même quand ils sont pleins de sincérité et chargés de vérité, je voudrais ajouter : Puisse 2016 être pour chacun de nous une Année de Lumière, c’est-à-dire une année de course aux livres, une année de lecture, une année de partage de textes sous quelque forme que ce soit (théâtre, poésie, slam, feuilleton, cinéma et d’autres formes de célébration de l’écriture encore inexistantes mais que cette année devrait aider à voir le jour).

J’aime cette vieille pensée de Sting selon laquelle « nous sommes sur terre pour apprendre, progresser, et seule la recherche de la connaissance peut alléger la douleur d’être un humain ». Cette pensée, je l’ai lue sur un petit morceau d’une page d’Ivoire Dimanche (un magazine hebdomadaire ivoirien qui est mort depuis longtemps) dans lequel une vendeuse d’arachides m’avait servi, quand je revenais de l’école un soir avec mes camarades. C’était en 1976. J’étais au CM2. J’avais gardé ce bout de journal jusqu’à la maison et recopié cette pensée dans mon carnet de notes. Je ne l’ai jamais oubliée et elle m’accompagne toujours partout. La partager avec vous est le meilleur cadeau que je puisse vous faire pour cette nouvelle année. A chacun et chacune de vous, BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2016 !!!
Que du Bonheur chez Vous !

MINGA

Ces chiens enragés ont encore mordu !!!

Vendredi 13 !
Comme tous les vendredis 13, depuis que je connais la portée de la superstition autour de cette combinaison du vendredi et du 13, je me demandais qu’elle situation j’allais vivre ce jour-là pour confirmer la crainte de la part de certains.
En général, je ne reçois aucune réponse qui puisse m’aider à donner du crédit à ce jour dit  »particulier ».
Puis, vers 20 heures, j’étais devant la télé en train de suivre le match amical France/Allemagne. Un peu par hasard parce que je ne suis pas un mordu du football. Et ces détonations !! J’ai senti quelque chose de bizarre et quelques minutes avant la fin de la première mi-temps, j’ai quitté TF1 pour itélé. Alors, j’ai appris que ces détonations étaient l’oeuvre de ces chiens enragés qui mordent dans la chair, dans les coeurs d’innocentes personnes qui n’ont même pas le temps de comprendre ce qui leur arrive, avant de quitter ce monde où ils avaient des projets, des rêves…
Un autre acte ignoble, une autre abomination, une autre insulte à Dieu !!!
Je ne suis pas plus attristé devant le funeste spectacle d’horreur en France que devant le même type de spectacle que ces crétins malfaisants nous offrent au Nigeria, en Somalie, au Kenya, en Egypte, au Liban, partout où ils trainent et déversent leurs baves mortelles.
Ce n’est ni le nombre de morts ni le pays où ils font des morts qui doit rendre triste. C’est la motivation de l’acte déicide que ces ignorants patentés posent au nom, au Saint nom de Dieu, le Créateur du Ciel et de la Terre.
Je me pose indéfiniment des questions sur la raison de l’existence de ces êtres abjects, sans jamais y trouver la moindre approche de réponse.
Inimaginable, incompréhensible, insupportable, inacceptable, inhumain !!!
Mais peut-être ainsi iront les choses dans notre bas-monde pour encore longtemps.
L’islamisme est-il une autre religion parallèle à l’islam ? Daesh est-il vraiment un état dont la vocation est d’éliminer les autres états ? Ceux qui commettent ces crimes sordides sont-ils vraiment des êtres humains doués de raison ? Leur Dieu est-il le même que celui de l’islam, du christianisme, de la foi baha’ie ? Autant de questions. Autant de sources de confusion et de perturbation intérieures…

Que les âmes de tous les morts de la barbarie religieuse progressent en paix dans les mondes lumineux du très-Haut. Bon courage à tous ceux qui ont perdu un parent ou un proche dans chacun de ces actes sauvages qui tuent Dieu, qui tuent la Vie.

MINGA

Les sacrées noces de La Femme de Dieu !

Le samedi 19 septembre 2015, à la Bibliothèque Nationale du Mali, la cérémonie de présentation du livre LA FEMME DE DIEU a été une véritable fête !

Les images qui suivent parlent d’elle-même.

Vidéo de la conférence de presse sur le roman LA FEMME DE DIEU

Le samedi 06 juin dernier, l’association culturelle Ecritures des Suds et le Centre de Formation en Photographie (CFP) ont organisé une conférence de presse pour présenter aux journalistes mon tout nouveau roman « La Femme de Dieu ».